jeudi 28 octobre 2010

J 52 Fete à Florac

jeudi 28 octobre



Journée de repos à Florac, non prévue, mais hasard de rencontre dans un bar à l'hôtel de la poste où Tina, qui a l'air bien intéressé par le barman Ax (diminutif d'Alexandre), me parle d'une fête qui commence jeudi à Florac : "la fête de la soupe". Cette fête a été créée voilà 10 ans par les commerçants pour animer l'après-saison.




Florac


mon bol à soupe
Le principe est simple : les commerçants proposent gratuitement devant chez eux une soupe de leur composition dont ils gardent la recette bien secrète ; il suffit pour les visiteurs d'acheter un bol avec une ficelle qui permet de la suspendre autour du cou ! Vous payez 7 euros et vous avez le droit d'aller déguster toutes les soupes que l'on vous propose. Les compositions sont diverses et marquées par leur originalité au niveau du goût et du choix des ingrédients : courges, fèves, cumin, potimarron, etc...
L'ensemble est animé par des orchestres de rue, et aussi un marché de produits locaux où chacun arbore quelques costumes et vestiges anciens, comme vous voyez sur certaines photos, le chapeau en pointe, en cuir de brebis, qui était utilisé pour chasser le loup.
J'ai donc décidé de participer à ces festivités et je me suis bien régalé. 


J'ai néanmoins déjeuné le midi dans une crêperie, "le Péché mignon", tenue par Basile et Tyna qui font d'excellentes crêpes et galettes pour un gars du nord !
Le "Peché mignon"


le marché aux ... fromages

aux légumes

ça donne faim


le beau chapeau, en "péché de gourmandise"..





Ce matin, lorsque je me suis rendu à cette fête, j'ai croisé un couple de Lyonnais, qui quittait Fleurac et faisait Stevenson en compagnie de leur ânesse Seborah et de leur chien (non, je ne sais pas si elle est de la descendance de Modestine !). En tout cas, j'ai conversé un petit quart d'heure avec eux, ils avaient l'air très content, sauf qu'en gravissant le mont Lozère, la veille de ma propre montée, ils ont eu des bourrasques de vent et de neige, et l'ânesse n'a pas aimé du tout ! Elle est partie se réfugier un peu plus bas parmi les sapins et ils ont mis une heure avant de la récupérer. Contrairement aux idées reçues, l'âne est un animal très intelligent et très courageux, qui adore les enfants et, en plus, qui est très familier, manifestant sa sympathie pour l'être humain. J'avoue que j'aurais été bien tenté d'en avoir un avec moi quelques jours sur Stevenson. Ce sera mon regret, mais je ne dis pas que je ne ferai pas un essai un jour. Je suis sûr que Laurence adorerait, elle qui aime tant les animaux...

Zeborah

Bon, cette journée improvisée m'aura permis aussi de lire un document sur la période préhistorique en Lozère, et également de faire une grande lessive. Je vais devenir expert dans l'art du lavage à la main !
Je suis hébergé dans un centre de vacances où j'ai côtoyé ce matin les élèves d'un lycée agricole, spécialisé dans les métiers avec chevaux.

Demain je reprends mon chemin vers St-Germain de Calberte. 
Plus qu'un jour avant la fin de Stevenson où je serai hébergé à Anduze, 
chez Pat et Claude, couple charmant chez qui nous étions en vacances l'été dernier.
Alors bonne lecture et à bientôt à tous les bloggers qui continuent de me suivre dans mon périple.


N'hésitez pas à m'envoyer des mails en dehors du blog : jnguennan@mac.com

Voici un texte qui parle du blog et de certaines rencontres... 
Et  je dirais plutôt dans ce cas, de retrouvailles, d'une cousine germaine du côté de mon père, avec qui je n'avais pas parlé depuis plus de 30 ans. Il s'agit de Grace et sa fille Aurelie, qui habitent dans l'Oise, et qui m'ont envoyé un message en direct, disant qu'une certaine Maryvonne, de l'Oise également, me souhaitait bon courage.

Mais moi je ne voyais pas de qui elle parlait et c'est quand elle m'a dit : "c'est ma mère, Maryvonne Bodo, votre cousine", je n'en revenais pas ! Génial ce blog et j'en profite pour remercier Maryvonne et lui dire que ce qui serait encore mieux c'est qu'elle m'envoie un mail ou même un coup de fil à l'un des numéros suivants : 

06 61 17 16 51 ou 06 58 30 78 90

Merci encore à Aurelie d'avoir servi d'intermédiaire. 
Et pour tous ceux qui auraient peur de me déranger, je rappelle que, marchant en solitaire depuis plus de 50 jours, personne ne me dérange, bien au contraire !












mercredi 27 octobre 2010

J 51 Pont de Montvert à Florac

Réflexion d'hier soir:

Qu'est-ce qui fait marcher ou plutôt qu’est ce qui me fait marcher, un petit plaisir, ou un grand plaisir.
Je suis obligé de citer des grands marcheurs ou grands aventuriers écrivains : Jacques Lanzmann dit « toute marche est spirituelle », Robert Stevenson dit « une marche est forcément solitaire et elle a pour but d'arrêter la pensée »
en haut du Finiels
C’est vrai que sur une très longue marche comme celle que je fais en ce moment en solitaire je rejoins Stevenson et Lanzmann, car il faut avoir de la spiritualité pour aimer la solitude et si la pensée meuble la durée d'une longue journée de marche, elle s’arrête aussi pour laisser la place à la méditation et à la contemplation de l’univers qui nous entoure.
(pour les incrédules -:)
Évidemment la beauté du paysage contribue à nous mettre dans cet état et dans les sommets des montagnes tel que j’ai vécu après l’ascension du Puy de Sancy et du Mont Lozère, cette sensation d'immensité et de grande beauté, vous délivre un grand moment de paix intérieure.
C’est du grand bonheur quand après avoir souffert physiquement, l’arrivée au sommet vous récompense largement de votre effort.














Aujourd'hui :
Départ le pont de Montvert
8h15
Arrivée Florac
15h30
Temps de marche 6h30
23 km 
cumul 1147


Depuis quelques jours je fais peu de rencontres et cela me manque un peu de pouvoir converser.
Il faut que je vous raconte les deux compères Bernard et Jean Marie qui font Stevenson et que j'ai rencontré
samedi à la sortie de Langogne.
J'ai vite compris qu’il ne souhaitait pas ma présence à leur coté, qu’ils voulaient rester ensemble, mais ils ont du croire que j’allais les coller alors après la première nuit dans le même gite, où nous avons fait que partager le repas du soir, ils sont restés très secrets




sur les autres hébergements et ce sont bien empressés le matin de partir avant moi.

J’ai trouvé cela ridicule parce que j’ai respecté leur intimité de marche et je marche pratiquement seul depuis 50 jours, un peu plus de relations ne m’auraient pas déplu, mais j’ai trouvé leurs   
comportements indignes de la solidarité  











qui existe en général entre randonneurs. 

J’ai tenté de raconter mon histoire lorsque j’ai failli passer sous le camion, je n’ai senti de la part  
d'aucun d'eux quelque intérêt.







J’ai donc décidé de tracer mon chemin 
comme s’ils n’existaient pas.











Dans les autres rencontres bonnes et moins bonnes, 





l’hôtelier de l’hôtel de la remise au  


Bleymard, le restaurant étant fermé le lundi soir, il me propose de préparer mon repas que je réchaufferai, moi-même dans la salle de restaurant pour 


moi tout seul, en arrivant j’avais un code pour rentrer la clef sur la porte de 
chambre, une feuille sur le lit fait à l’ordinateur m’indiquant avec précision où était rangé mon repas dans un frigo.
Le poêle dans la salle était allumé pour sécher mon linge et me réchauffer. Tout cela était plein d'attentions et mérite d'être dit.
Surtout après cette journée de neige 






assez éprouvante.










Hier soir par contre le patron de l’hôtel 



avait une tête d'écorché vif, et c’est lui qui servait le repas en posant les plats sur la table sans un mot.

Sa femme qui était en cuisine était d'un abord plus sympathique et avant le repas m’a fait un peu la conversation.
Mais l’hôtel étant très vétuste et je me suis plains que le radiateur ne chauffait






pas beaucoup la chambre, là je me suis fait renvoyé dans mes basquets  



genre « il ne s'agit pas de regarder si le radiateur est chaud ou pas, il s’agit de voir si la chambre est chaude »

Notre courtoise conversation s’arrêtera 



sur ce quiproquo et je me garderai après cet intermède, de limiter nos échanges à de strictes nécessités.
Genre avez vous sel poivre moutarde,  






merci beaucoup, point.


À quelle heure le petit dej ?
« À partir de 7 h 30 ", c’est parfait.
Ce matin au petit dej, pas un mot plus 



que nécessaire, la même tête que la veille, ni plus, ni moins ah si j’ai réclamé un jus d'orange. Le strict nécessaire, pas de set sur la table, 






du pain pas frais.
Mais aucune envie de ma part d'aller 






converser sur quelque terrain particulier ni surtout pas de faire une remontrance.



Je réclame la note voilà pas un mot et 






moi, je tente juste : « j'ai l’impression que la journée va être belle »



Et là, surprise, le mec me lâche :
 « vous faites Stevenson vers Florac, j’ai un raccourci pour vous au moins 5 km,
alors la celle-là !! je suis surpris et il commence à m’expliquer sur ma carte en me traçant précisément le chemin avec un stabilo.
Comme quoi on peut se tromper sur les gens, son raccourci, j’étais pas sûr 






de le prendre, car si on se trompe, bonjour la galère.

Bon 8 h 15 j’attaque le sentier très raide 
dès le départ, pour faire une idée le village étant à 880 m d’alt., on passe a 1080 m en 45 min de montée, mais la super différence avec la veille il fait super beautemps et beaucoup moins froid.


la cabane de berger
De là-haut on a une vue magnifique,



après la traversée d'un plateau je passe devant une très belle cabane de berger en pierre du type “Caussenard”
J’arrive au fameux croisement du raccourci, je regarde bien ma carte, allez je tente le coup, j’ai eu quelques 






craintes, car évidemment plus de balisages, 
mais si,  j’y suis arrivé au col du Sapet  
avec une heure d'avance, merci quand même Mr Camus (c’est son nom)




la vue grandiose


le chemin des Muletiers
Le reste était une vraie balade de printemps, j’ai même enlevé la doudoune et une polaire, au moment du pique-nique, j’ai deux buses qui ont tourné 
au dessus de moi pendant tout mon repas, 
c’était magnifique.







Le Tarn en arrivant à Florac


Alors si je n’ai pas eu beaucoup de rencontres humaines, j’ai rencontré de si beaux paysages, et elle la nature elle ne t’embête pas elle te demande juste de la respecter.


Allez bonne lecture à tous les bloggers

Ce soir à mon tour je vais pouvoir aller sur le blog 




pour lire tous vos commentaires.
















J 50 Le Bleymard à Pont de Montvert

J50
Départ le bleymard : 9 h
Arrivée pont du Montvert : 15 h 30
Temps de marche : 6 h
18 km
je quitte le village de Bleymard ce matin

le 1er col

Et le cache-col
Encore une sacrée journée ! Pas beaucoup de km mais un dénivelé de plus de 1000 m et des vues à couper le souffle. On me dit que sur le blog c'est l'euphorie ! Les commentaires arrivent de partout, malheureusement je n'ai pas de réseau pour aller voir, dommage... Quelques plaisantins aussi, mais c'est bien il faut rigoler, car mon parcours est difficile en ce moment à cause de la montagne ; en même temps c'est fabuleux, car malgré les efforts physiques je me régale. Je crois qu'aujourd'hui c'était le plus fort sur le plan émotionnel, cette montée au sommet du mont Finiels à 1699 m (j'allais écrire "km" mais quand même c'est pas l'Himalaya !)
A 1km du sommet, pancarte "danger, ne pas monter par temps de brouillard", mais il fait soleil et ciel bleu... mais froid. Heureusement ce matin je me suis acheté un passe-montagne, alors je commence la montée ; le froid me cingle le visage et le vent souffle très fort. Imaginez 1km avec le vent en pleine face, un km c'est très long.

Mes deux

Copains


voici  le banc pour mon pique-nique

La montée

vue de là-haut

montée du Mont-Finiel
Pas de traces dans la neige, je suis donc le seul à y aller aujourd'hui, mais je n'ai pas la trouille, le balisage est visible, donc pas d'inquiétude.
Arrrivé au sommet, grand moment d'émotion, avec une vue à 360° ; j'ai fait énormément de photos pour fixer l'événement sur la pellicule, même s'il n'y en a plus de pellicule... A ce moment précis j'ai pensé qu'être là, à  plus de 1100 km à pied de ma bonne ville de Vannes, ce sera unique dans mon existence et cela marquera le reste de ma vie, j'en suis sûr. J'en aurai des histoires à raconter à mes petits enfants plus tard, quand je serai chez moi bien au chaud, à côté de mon poêle. Pour l'instant je n'ai qu'une petite fille, Tya 5 ans, à qui raconter mes aventures mais j'espère qu'il y en aura d'autres.



le mont Finiel

Nous étions là cet été





Ensuite, la descente fut même plus dure que la montée, goulet entre les sapins et plein de gros cailloux enneigés et verglacés ; il faut assurer chaque pas pour ne pas glisser et cela durant 45 mn. Puis enfin une cabane forestière pour faire un pique-nique, très important pour le moral. Avant l'arrivée au pont de Montvert 2 h plus tard, paysage sans neige et quasi lunaire avec des énormes cailloux partout ; vous verrez les photos mais pas avant demain, car pas de réseau ici.



On me dit que vous êtes de plus en plus nombreux à aller sur ce blog, alors continuez les bloggers.
La nuit sera froide ici ; demain Florac, ça va se réchauffer.










lundi 25 octobre 2010

J 49 de La Bastide St Laurent à.. Le Bleymard

L'echo du Berry, merci !



Départ 8h30 de la Bastide
Arrivée Le Bleymard
17h
Temps de marche 8 h
30 km cumul 1106km



Ouf bien content d'être arrivé
Il semble que la montagne automnale d'hier a décidé de rajouter une couleur: le blanc manteau hivernal est arrivé et le vent avec.
Première montée sous la neige et pas qu’un peu, ça surprend, mais c’est courant ici un 25 octobre, bourrasques de neige, montée jusqu’à un plateau ou tu ne vois plus rien, à peine le balisage, la trouille de se perdre, mais à midi ça s'est calmé, sauf le vent.

à 9h

Curieux personnage

le chemin à midi, 1420 m d'alt.


Je crois avoir fait de super photos et de super films, c’est quand même une première pour moi de marcher 8 h dans la neige, monter j'usqu a 1430 m.



Avec un après-midi plus ensoleillé, mais bourrasques de vent toujours...
Une frayeur et une vraie peur un camion d'artisan arrivant derrière moi sur une petite route enneigée, klaxonne et le temps de me retourner, Il était sur moi, j’ai sauté in extremis de coté pour l’éviter mon sac a touché
le pare-choc, je suis tombé sans bobo, mais j’ai eu très peur.
Le danger ne vient pas toujours là où on l’attend.

Mes chaussures dans la neige


Pour moi le danger aujourd'hui c’était de me perdre, car le balisage n’était pas facile a voir, d'ailleurs j’en ai raté un qui m’a fait faire 1/2 heure de marche supplémentaire.

Blanc le chemin


le vue au delà des sapins



Beau sapin..

mes vêtements sèchent devant le poêle


Un mot sur le patron du gite hier soir très folklo, j’arrive bien trempé par la pluie je vois un gars qui dort sur un canapé devant sa télé en short très cool, mais sympa quand même.


Ce soir c est tout l’inverse l’hôtel où je suis le resto est fermé, mais on m’a préparé un repas a réchauffer moi même, j’ai le resto pour moi tout seul.
Un poêle a coté de ma table ou je fais sécher mon linge.
Ce soir seul dans cette grande salle



Bon je m’ennuie pas, mais je suis un peu fatigué alors bonne nuit à tous les bloggers.

dimanche 24 octobre 2010

J 48 de Fouzillac à La Bastide St Laurent

Bonsoir à tous les amis de Jean-Noel qui le suivent au jour le jour..

Ce soir pas de compte-rendu, pas de nouvelles photos, le silence..
(Les photos sont quand même de ce matin)
Je crois qu'il est dans une région, nord Cévennes, ou rien ne passe.
Espérons qu'il a au moins un nid douillet ce soir, car il y fait un temps plus dur que chez nous en Bretagne.
En attendant son texte, et en rapport avec ses photos automnales, je vous joins un poème d'Apollinaire, très en lien..


chemin d'automne

La pierre en Cévennes nord

Chemin entre Cheylard l'Evêque et Luc




Les couleurs de l'automne

Automne malade

Automne malade et adoré
Tu mourras quand l'ouragan soufflera dans les roseraies
Quand il aura neigé
Dans les vergers

Pauvre automne
Meurs en blancheur et en richesse
De neige et de fruits mûrs
Au fond du ciel
Des éperviers planent
Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines
Qui n'ont jamais aimé

Aux lisières lointaines
Les cerfs ont bramé

Et que j'aime ô saison que j'aime tes rumeurs
Les fruits tombant sans qu'on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
Les feuilles
Qu'on foule
Un train
Qui roule
La vie
S'écoule


Une havre de paix, une lumière
Si bien mis en musique (et chanté)  par Léo F.

Entre pluie et brouillard... à 11h20





plus tard.. Voici que JN a gravi quelques pentes pour faire passer son compte-rendu
dans un temps frisquet, apparemment la neige serait là demain matin, super pour gravir le mont Lozère qui semble déjà enneigé.
donc nous aurons surement de jolies photos rafraichissantes..




J49 dimanche 24 octobre
Départ Fouzillac 9h
Arrivée La Bastide puy St Laurent
15h30
Temps de marche 5h30
22 km cumul 1088km

On dit que La Beauce est le grenier a blé de la France, et bien je pense que l’Auvergne et la Lozère, que je viens de parcourir est sûrement le grenier à viande de la France, car les troupeaux de bêtes que j’ai eu le plaisir de côtoyer depuis près d'un mois, sont sûrement aussi nombreux que les Auvergnats. D’ailleurs je crois, à la manière dont elles ont manifesté en me voyant leur intérêt pour les photos et les conversations, qu’elles étaient très curieuses et très dociles pour poser.
En tout cas depuis hier soir chez Bruno et Sandra, éleveurs et chambre d'hôte, j’en sais beaucoup plus sur la filière de la viande en France.
Étonnant savez-vous que la plupart des veaux qui naissent dans cette région et qui tètent goulument leur mère, dès un mois  pèsent environ 200 a 250 kg et sont vendus pour partir se faire engraisser en Espagne, en Italie et même au Maroc, pour revenir ensuite à 7 ou 8 mois dans la filière Européenne encore vivants pour quelques semaines et prendre ainsi l’appellation de viande Française.

Moi je perds plutôt du poids en France avec tous ces kilomètres parcourus et je vais bientôt aussi comme les veaux reprendre du poids en Italie grâce aux veaux italos-Francesco.

Drôle d'histoire, la mienne d'histoire aujourd'hui avait plutôt bien commencé en quittant Fouzillac et Bruno que j’ai félicité pour la tenue de sa maison d'hôtes et de sa table ou j’ai mangé en compagnie de Bernard et Jean-Marie rencontrés hier et qui font  Stevenson jusqu’à St Jean du Gard.
Donc par cette journée d'automne un peu grise, mais j’ai constaté depuis quelques jours que les arbres arborent leurs feuillages de toutes ces couleurs rouille et jaune super pour les photos
Un peu juste en Lumière.
Paysage de forets toujours en altitude autour de 1000 à 1200 m.

Temps plutôt clément pour cette altitude, mais vers midi la pluie a fait son apparition et le froid aussi, c’est pas comme à Brest ou la pluie est chaude surtout l’été. (pour les non initiés blague favorite de Denez Prigent chanteur breton que j’adore)

Cette pluie, bien installée depuis 2 h, contrarie mon parcours après Luc, j’avais prévu de faire un détour par le monastère de Notre-Dame des neiges là où notre cher Stevenson a séjourné 3 jours lors de son parcours. Il parle surtout du harcèlement dont il a fait l’objet de la part des moines pour le convertir au catholicisme.
Et bien moi je n’irai pas car la pluie ne me fait pas un petit plaisir au fond de moi même en cherchant bien. (réplique à l’envers de Charles Denner dans «l’homme qui aimait les femmes»).
Je décide de prendre la route pour rejoindre La Bastide et donc de quitter le GR 70 , il me reste 6 km après un pique-nique pris dans un abri-bus ou j’ai d'ailleurs constaté que les deux compères Bernard et Jean-Marie étaient passés avant moi.
Un autre truc que j’adore en traversant les villages c’est l’odeur du bois qui brule dans les cheminées.
Arrive au gite de la Bastide bien mouillé malgré mon équipement de pluie, bon demain ou après demain c’est le mont Lozère et ses 1600 m.

Merci à tous les bloggers d'être de plus en plus nombreux à visiter le blog.
Alors, continuez vos commentaires qui m’encouragent.