samedi 12 mars 2011

RETOUR DE ROME

3 janvier -3 février

Un mois déjà de passé depuis mon retour, et une bonne grippe,
pour me rappeler que je suis encore bien mortel et comme tout le monde, je peux être vulnérable, chose que je pensais impossible pendant ma marche.
J'étais tellement dans mon trip, que j'avais tendance souvent à abuser de mes forces et de temps en temps, mon corps me faisait sentir que je n'étais pas assez à son écoute, et il me l'a bien fait payer à mon retour.
Et pourtant c'est peut-être la meilleure leçon que j'ai reçu, en dehors de celle où j'ai marché égoïstement, sans trop penser à ce qui se passait autour de moi.
Je me rends compte aujourd'hui qu'avant mon départ, au retour de vacances,
vers la fin du mois d'août, j'ai précipité la date de mon départ, dans ma tête c'était fait, il fallait, j'en rêvais depuis trop longtemps et qu'importe les conséquences.
Cela révèle aussi un fonctionnement que j'ai toujours eu, j'en suis pas toujours très fier, car je sais que je peux provoquer des souffrances et des incompréhensions autour de moi.
Mais voilà maintenant que j'ai réalisé ce périple, il faut se réinsérer et ce n'est pas si facile, il faudra encore beaucoup de temps pour réfléchir à ce que ce voyage m'a apporté, aujourd'hui j'en suis incapable, je me replonge dans ma relecture du blog et j'ai envie de réécrire les premiers jours, car je n'étais pas très bavard, et c'est bien plus tard que j'ai découvert le plaisir de raconter mes aventures.
Mais le plus drôle pour moi a été de revisionner les films, j'ai revécu ce que je vivais au moment ou je m'enregistrais, et je comprends mieux dans quel état d'esprit j'étais. Ça, ce sont des moments inoubliables.

Je m'en veux presque aujourd'hui d'avoir laissé tombé tous les bloggers à mon retour, tellement je me rends compte de la passion qui s’est créée autour de moi, et pourtant je n'envisage pas du tout aujourd'hui de repartir malgré toutes les perches que l'on me tend.
Je ne dis pas que l'appel du large ne me reprendra pas, mais il faut d'abord analyser profondément un tel voyage, et digérer les kilomètres parcourus, j'ai besoin d'y réfléchir et voir aussi ce que je peux faire de toute la matière que j'ai ramenée, il ne faut pas que cette mémoire s'éteigne.
Merci encore à Tatie Bretonne qui, après ma visite au club de scrabble, à remis le lien du blog ce qui a provoqué de nombreuses nouvelles visites.




Mardi 9 Mars 2011

Je viens de terminer le livre de Nadir Dendoune "Un tocard sur le toit du monde". 
Je recommande la lecture de ce livre, qui est une belle leçon de courage et de vie.
Nadir est un personnage haut en couleur, dans le vrai sens du terme : fils d'immigré algérien, Nadir revendique sa double nationalité et ses engagements à se battre pour différentes causes et surtout pour les immigrés souvent mal reconnus en France.

J'avais rencontré Nadir au Salon du livre à Vannes en 2010, et j'avais été séduit par le personnage. A cette époque j'avais dans la tête mon projet de Vannes Rome à pied et je lui en avais parlé tellement j'étais envahi par cette idée.

Après avoir réalisé ce périple, j'apprécie d'autant plus ce genre de lecture, car je sais les moments difficiles que l'on peut passer, sur le plan physique ou mental.
Mais même si j'ai grimpé le Puy de Sancy 1886m, le Mont Lozère 1701 et le Mont Ventoux 1902m, je dois reconnaitre que la grimpée de l'EVEREST, 8848m c'est au autre exploit surtout quand on a aucune expérience de la montagne.
Hé oui c'est super gonflé : Nadir à bluffé sur son CV où il revendiquait la montée du Mont Blanc et du Kilimandjaro, chapeau ! 
Gros coup de bluff, mais il est bien conscient des risques qu'il a pris pour lui même et pour le reste de l'équipe.
Il en a dans les tripes ce Nadir, à 40 ans il a osé tellement de trucs, lui qui a seulement un CAP de cuisinier, réussi à rentrer dans la plus prestigieuse école de  journaliste de Paris, après avoir vécu 7 ans en Australie, fait le tour du monde à vélo en solitaire, servi de bouclier humain en Irak, gravi l'Everest sans aucune expérience de la montagne.

J'avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dans le bouquin, mais après 100 pages 
j'ai adoré, alors vous aussi les bloggers qui avez soif d'aventure par procuration,  lisez-le je peux vous le prêter, et surtout ne lâchez rien, bientôt la date sera fixée pour la Rando Cotriade 2e édition, j'espère que vous serez nombreux à répondre.

A bientôt donc
JN

vendredi 7 janvier 2011

J 115, J 116, 117, 118..

J 115 • Vendredi 31 decembre 2010
J 116 • Samedi  1er Janvier   2011
J 117 • Dimanche 2 janvier
J 118 • Lundi 3 janvier

Depuis mon arrivée à Roma, un peu raté le lundi 27 décembre
il me manquait cette photo sur la place St Pierre devant la basilique
et aussi la rencontre avec Andréa, l’ami de Lisa qu’elle a connu
pendant ses études à Roma.
Andréa dès qu’il a eu connaissance de mon projet, c'est manifesté sur le blog
et est vite devenu un fidèle blogger, et m'a ainsi accompagné, comme vous tous pendant ma longue marche.
C'était donc évident qu'il fallait le rencontrer cet Andréa, dont Lisa m'avait fait
un portrait haut en couleur, en utilisant un mot italien "incredibile" traduit en français "Il est incroyable".
Notre rencontre, après avoir échangé plusieurs SMS (Andréa est très SMS) a été décidée le mardi 28, sur la place St Pierre à côté de la fontaine vers 17 h.
Je ne connais pas physiquement Andréa, alors que lui a vu plusieurs photos de moi sur le blog.
17 h 10, toujours pas d'Andréa, 17H20 je reçois un SMS (non seulement Andréa parle bien français, mais l'écrit bien aussi) "je suis devant le sapin de Noël, en face de St pierre, je regarde l’immense sapin qui trône sur la place St Pierre, à côté de l’immense crèche. Il y a beaucoup de monde, il y a toujours beaucoup
de monde sur la place St Pierre.
Et un homme avec un petit bonnet, le téléphone portable à l’oreille, en train de m'appeler c’est Andréa, lui me reconnaît.
C’est comme si son physique correspondait parfaitement à la description physique et psychologique de Lysa, et, avec son accent italien, cela le rend encore plus charmant et sympathique.
Première chose, j’avais demandé à Andréa  la marche à suivre pour obtenir un billet pour assister à l’audience papale, et l’accueil pèlerin m'avait indiqué qu’il fallait chercher la porte en bronze, dans la basilique pour obtenir ce fameux billet.
Mais mes recherches restèrent infructueuses.
Donc Andréa s’est tout de suite mis à la recherche de ces fameux billets, car un collègue médecin qui travaille dans le même service lui avait demandé aussi des billets.
Mais il faut repasser le contrôle pour aller dans la basilique et même à 18h il y encore une très longue queue.
Mais voilà la preuve du système D italien, fait qu'Andréa négocie avec les autorités la possibilité de passer sans ce contrôle.
Moi, j'ai attendu et ai gardé son sac, quelques minutes plus tard Andréa reviens avec ces précieux billets.
Chose faîte, Andréa me propose de commencer une première visite à pied des vieux quartiers de Rome, vers la piazza Navona , comme si moi, marcheur chevronné d'un tel périple, j'étais forcément obligé de faire Rome à pied.









Je ne sais pas si Andréa avait prévu de dîner avec moi, mais quand je lui ai proposé, il était évident pour lui de m’emmener dans un restaurant (dans lequel il n’était pas encore allé) mais qu’un ami lui avait indiqué, connaissant la serveuse. 
Nous serons forcément bien traités parce que recommandés.



On a donc diné dans ce restaurant, ou la serveuse dans je ne sais plus le prénom a visiblement craqué un peu pour Andréa, car, sans rentrer dans les détails, elle lui a fait un vrai plan de drague à l’italienne.
Inutile de vous dire et je crois que vous aurez compris qu'Andréa est un jeune homme de 32 ans plutôt séduisant, d'ailleurs avant le restaurant, j'avais besoin de trouver un cadeau de Noël pour Laurence , et mon choix s'est fixé sur une boutique de parfum.


Je me suis beaucoup amusé de voir le relationnel d'Andréa avec la vendeuse qui lui expliquait en italien ce que je cherchais, jeu de charmes vrai, faux, mais très amusant pour moi, car même si je ne comprenais pas tout, Andréa me traduisit l’essentiel.
Là on peut dire que toute la différence entre les Italiens et les Français transparaît, c'est bon enfant, joyeux, vivant, on achèterait bien toute la boutique.
Mais Andréa prenant son rôle très au sérieux à respirer tous les échantillons avec moi et l’on était d'accord tous les deux sur le choix.
Ce qui fait qu'après le surlendemain lorsque Andréa a rencontré Laurence, j'étais très content, et Andréa très fier de dire qu'il avait participé au choix.
Mais le rôle d'Andréa va aussi jusqu'à la négociation du prix.

Piazza Navona

Pour revenir au restaurant, dans la pure tradition du repas italien, il y a les antipasti (entrées), les primas pasti (les pâtes ) et le secondo pasti (la viande)
et là je me suis fait piéger, car Andréa me dit qu’il faut que je prenne les trois.
Bon moi avec mon appétit, aucun problème sauf que lui n'a pris qu'un seul plat après quand même les antipasti.

Et le vin, le patron un gros dur, comme beaucoup d'Italiens qui tiennent des restaurants, ça je l'ai remarqué, surtout là ou il y a beaucoup de touristes, business d'abord, il faut que les tables tournent (on nous a même déplacés en cours de repas) donc le patron nous suggère un vin de Toscane, on le goute, moi je le trouve très bon, puis vient la serveuse qui craque pour Andréa , qui nous reprend carrément la bouteille et nous propose un vin de la région de l'Ombrie, et il est forcément meilleur, moi, je me laisse guider, amusé par tout ce fonctionnement 
très à l’Italienne.

Bon après le resto il a fallu encore marcher beaucoup pour retourner à la voiture d'Andréa qui était stationnée proche de la place St Pierre.
Et nous n'avons pas manqué la séance photo de nuit place St Pierre, que des touristes français bien complaisants ont faite de nous.



Après l'arrivée de Laurence, il fallait bien entendu une deuxième soirée pour qu’ils se rencontrent, alors rendez-vous fut pris Piazza Venezzia , le soir du 30, ou Andréa avait réservé dans un restaurant juif-Romain, la cuisine juive ayant crée les recettes les lys typiques de Rome)  qui s'appelle “La Carbonara”.
Un restaurant qui existe depuis 1906 , et qui a un tel succès qu’il ne désemplit pas.
Ce restaurant avait été recommandé par la maman d'Andréa qui travaille dans le quartier.
Le choix des plats a été très compliqué et très long, car, ne connaissant pas tous les noms en français, ce n’était pas facile pour Andréa, toujours très attentionné, qui souhaitait nous faire gouter les vraies spécialités de cette cuisine.  Tout était original, par exemple l’artichaut frit dans l'huile qui fait que cela se mange un peu comme des chips et c'est délicieux.
En secondo, trois plats de pâtes différents que nous avons partagés.
Et idem pour la viande, toujours servie séparément (tradition italienne).

Préparation des artichauts

Après le repas, la visite de Rome by night, à pied et en voiture, s'est déroulée en passant par le Colisée, le Ghetto, l’île Tibérina , les collines avoisinant pour  une vision globale de Rome et pour finir par la place St Pierre, épuisés à 2 h 30 du matin (voir les photo de Laurence)

Nous avons revu Andréa la veille de notre départ de Rome, pour un dernier Ciao.
Le jour du 1er janvier, pas de chance pour nous, nous comptions visiter la chapelle Sixtine et le musée du Vatican, mais fermés jusqu'au 2 janvier.
Nous avons dû nous contenter de la visite du musée des inventions de Léonard de Vinci, car la pluie était de sortie, ce qui n'empêchait pas les Italiens d'être très nombreux dans la rue, avec les parapluies.
Force est de constater que les italiens, à la différence des Français un 1er janvier sont tous dehors.
Nous avons pris le train le lendemain pour nous rendre à l’aéroport de Rome, afin  de prendre notre avion pour Paris Orly.
1H30 de vol, escale à Paris chez la maman de Laurence, et retour à Vannes par le train de Montparnasse, 3H de TGV pour arriver à Vannes le 3 janvier à 18 h.
Pour moi qui ai mis 111 jours à pied pour faire Vannes Rome, c'est la vraie fin de mon parcours.
Et aussi mes très chers bloggers et blogueuses, là que je dois mettre un terme à mes éditos, car j’ai vécu ce périple avec vous tous, visiteurs connus ou inconnus mais il restera ouvert pour recueillir vos commentaires et vos réflexions.

Avec le recul dont j'ai besoin pour me réinsérer dans ma vie de tous les jours, j'aurai sûrement une autre conclusion sur ce fabuleux voyage dans quelque temps, des photos plus qualitatives dont je compte faire un montage,
et le film un peu plus tard.

alors si vous allez lâcher le pellegrino,
ne lâchez rien dans vos vies.



... ET POUR FINIR EN BEAUTÉ COMME POUR LE DÉPART JE VOUS PROPOSE
DE NOUS RETROUVER POUR LE POT D'ARRIVÉE 
A L'AMPHIBAR CHEZ MARTIAL  LE JEUDI  13 JANVIER A 19 h
JE SOUHAITE QUE TOUS CEUX QUI SE SONT MANIFESTÉS SUR CE BLOG
PAR LEURS COMMENTAIRES OU CEUX QUI SE SONT MANIFESTÉS PAR MAIL
EN DIRECT AVEC MOI SOIENT PRÉSENTS À CETTE SOIRÉE.




Et le dernier article de Patrick Certain



lundi 3 janvier 2011

J 115 et J 116







Mercredi 28 décembre







Oui vraiment bizarre de ne pas faire mon sac ce matin, je quitte peu à peu mon habit de pellegrino, et pour parfaire le mythe, en attendant Laurence à la gare de Roma, j'ai acheté un pantalon et une chemise,
je me sens tout neuf dans mon nouveau costume.
Finalement le train de Laurence arrive trop tard, je suis parti avant pour assister à l’audience papale du mercredi que je pensais en petit comité restreint en fait on était 5000.
Une immense salle, avec une scène, comme pour un grand spectacle, un couloir central avec tapis rouge et gardes suisses laisse penser que il Papa fait son entrée, d'ailleurs tout le monde s’agglutine autour des barrières de sécurité pour faire des photos.
Mais en fait Benoit XVI arrive directement sur la scène avec les cardinaux et la garde de sécurité qui l’accompagnent.
La séance commence par une lecture de l’épitre dans 4 langues : Italien, Français, Anglais et Allemand.
Ensuite il papa fait une lecture assez longue sur l’histoire d'une sainte d'Italie entre autres, aujourd'hui c’est Catherina di Bologna et ce, en Italien français et anglais.
Suit tout le cérémonial de la présentation au Papa de toutes les communautés de pèlerins des différents pays présents dans la salle.
C’est donc je suppose un archevêque des pays concernés qui présente.
Il se trouve que le premier est le représentant des pèlerins de langue Française et la surprise, je ne suis pas cité !
Moi qui suis peut-être le seul pellegrino des 5000 présents à ne pas avoir utilisé l’avion, le train ou la voiture pour venir à Roma, mais le moyen le plus simple la marche à pied, je suis d'accord ce n’est pas le plus rapide.
J’ai quitté la séance avant la fin parce que cela devenait un peu long, car chaque représentant de chaque pays suivait et j’avais quand même un peu hâte de retrouver Laurence.

Touriste heureux



Ceci dit, je trouvais que c’était bien pour moi de voir le pape en dehors de toute croyance, comme un observateur d'un grand chef religieux, voir même d'un chef d'État puisque le Vatican est un état et puis cela m’est tout à fait personnel, et aussi en mémoire de ma grand-mère Louise, qui était une fervente croyante et pratiquante, qui adorait le pape de l’époque.
Je crois que si elle vivait encore elle aurait été très fière de son petit fils.
Je n’ai pas envie de m'expliquer plus sur mes croyances personnelles, même si certains bloggers me trouvent ambigu sur ce sujet.

Sans sac

Notamment quand j’ai dit que je souhaitais rencontrer des gens d'Église pour moi c’était les moines dans les monastères ou les couvents, dans le but de recueillir leurs sentiments sur leurs engagements et leur vie monastique. Et puis oui c’est vrai j’aime  ces lieux de recueillements, de paix ou l’on peut se sentir bien.
Je respecte leur foi, mais je veux aussi que l’on me respecte sur ce que suis et que l’on me laisse en paix.
Seulement voilà la réalité est tout autre, je n’ai pas du tout rencontré ce que je cherchais, j’estime que je n’ai pas été accueilli en tant que pellegrino, je n’ai pas trouvé le sens de l’hospitalité et je n’ai jamais pu rencontrer et partager un dialogue avec ces religieux.
C’était même tout l’inverse, pas d'accès, une espèce de société secrète qui n’aiment pas du tout que l’on vienne mettre son nez dans leurs affaires.
Que ce soit à Angers, Sarzana , Massa et Aquapendente.
Ces 4 expériences m’ont laissé un goût
amer sur ce que l’on appelle la charité
chrétienne.
Si j’avais dû faire appel, tout au long de ma route
à ce genre d'hébergements, par manque de moyens, je ne crois pas que j’aurais tenu jusqu’au bout.
Mais avant cette marche j’avais eu quelques expériences très heureuses de contacts et d'hébergements, notamment à l’abbaye
de Timadeuc, lors d'une marche en Bretagne avec Jacqueline ma sœur.
Et a titre personnel, dans le cadre de mon métier de traiteur avec les moines de l’abbaye de Kergonan et notamment avec le père- abbé Le Gal, que j’ai trouvé assez exceptionnel sur le plan de son ouverture d'esprit.
Heureusement mon voyage à pied s’est agrémenté de rencontres fabuleuses, c’est ça, le plus important en dehors du plaisir de la marche et de la nature qui était quand même le principal but de ce voyage.
Et d'arriver à Roma, qui, en dehors du Vatican, est une ville fabuleuse.
Avec Laurence pendant ces quatre jours nous avons arpenté la ville pour voir un maximum de monuments, mais impossible de tout voir en si peu de temps.
Et nous avons eu la chance de connaitre Andrea, un Romain très attentionné qui a pris son temps pour nous faire découvrir Roma , d'une manière que, nous seuls, nous n’aurions pas pu faire.
Merci à Lisa de nous avoir mis en relation.

Aujourd'hui samedi 1er janvier 2011, veille de notre départ, j’ai le sentiment de finir seulement mon périple puisque je vais rentrer après 4 mois d'absence la notion de temps est étrange, car j’ai presque tendance à oublier que je suis arrivé ici à pied.

A gauche de JN un super guitariste classique des rues

C’est vrai que l’arrivée de Laurence a créé une rupture avec la fin de ma marche et pourtant j’estime qu’elle aura vraiment pris fin lorsque j’aurai reposé le pied sur le sol de Vannes.
Allez les bloggers j’ai encore plein de choses a vous dire, mais soyez patient je compte bien continuer à entretenir le blog, alors comme dit Benoit surtout ne lâchez rien.

Et Bonne Annee 2011 et!!!!
Comme il a eu le Café de départ de l’Amphibar ce 7 septembre 2010 à 9 h, il y aura mon pot d'arrivée au même endroit bien sûr, je vous confirme la date demain.
Ciao

Comment boire à Rome (de l'eau)


mercredi 29 décembre 2010

J 114 laurence arrive à Rome, jean noel converse avec le pape

laurence et jean Noel enfin réunis! pom pom pom!
trop occupés pour travailler, les deux tourtereaux que je viens d'avoir au téléphone, me laissent l'entière responsabilité du blog, ce soir! je n'en profiterai pas!


Laurence a froid! mais ça va mieux! ce n'est pas un tgv qu'elle a pris mais un tortillard, si bien que lorsqu'elle a enfin découvert l’hôtel de charme qui les abrite pour quelques jours, le pigeon voyageur s'était envolé!
Monsieur était au Vatican, en audience papale!



Devant les remous du blog ce matin, il tient à vous dire à tous qu'ils étaient 5000, que c'était gratuit, et que ça lui faisait plaisir d'y aller, plus par curiosité que par conviction et qu'il n'a pas tourné béni oui oui!
Mais comme vous n'êtes pas obligé de le croire... il fera un topo plus explicite sur la question... plus tard!
Il est même parti avant la fin: il ne voulait pas assister à la bénédiction des chapelets!

Il nous fera aussi le récit de la soirée de ouf qu'il a passé avec Andréa, plein délire, il est fou ce romain, mais dans le bon sens du terme...

Enfin, spécialement pour Tatie bretonne, mais aussi pour les autres mécréants, il fera un petit texte sur les impressions de son voyage! il lui faut un peu de temps pour se détendre et laisser reposer!
Grande nouvelle, le blog continue!

Impression personnelle: il a l'air heureux, et moi très content de l'entendre...
Vous pouvez vous lâcher maintenant! Bonsoir tous les blagueurs!

J 113 Rome place Saint Pierre



Après avoir repris mes esprits ce matin
pour me rendre compte que j étais bien à Rome,
j ai repris le métro pour me rendre à coté du Vatican,  
place St Pierre, pour faire quelques photos.
Et immortaliser mon arrivée dans la ville éternelle.
Ayant rate mon rendez vous lundi avec Benoit XVI, j ai vu qu’ils avaient fait enlever le tapis rouge,



alors j’ai repris le rendez vous pour l’audience du mercredi, j ai mon ticket  d’entrée.
Je fais bien la une de Ouest France a Vannes il n’y a pas de raison ,  
qu’ un breton qui vient de faire 2274 km à pied , ne fasse pas la une  
du Vatican.




En attendant j ai fait la queue pour visiter la basilique et la grotte  du tombeau des papes.
Puis cet après midi j ai visite le castel San Angelo , d' où j’ai pu faire de superbes photos , car il faisait  
très beau a Rome aujourd’hui.
Et ce soir à 17h, j avais rendez vous place St Pierre avec Andrea, un ami de Lisa, ma dentiste qui est à moitié  
italienne et a fait ses études a Rome.




Andrea a suivi le blog pendant tout le parcours et je viens de  passer  une super soirée avec lui,
où il m a fait connaître des quartiers très sympas de Rome, à pied pour changer, et on a diné  
dans un restaurant de sa connaissance, où j ai passe un très bon  moment.
Andrea est un personnage vraiment très sympa, drôle, vivant, cultivé.
Un vrai romain, et italien, nous avons bien ri ensemble.
Il maitrise bien la langue française, mais je lui ai demande de  parler italien et de me traduire quand je comprenais pas .
C est lui qui s est en plus débrouille pour avoir les tickets pour l’audience papale.
Et non ce n’est pas une blague !




Ma première journée Romaine, promet encore beaucoup d’aventures que  je manquerai pas de vous raconter ,
 si vous restez fidèle au blog, je  ne vais pas vous lâchez comme ca, alors vous non plus ne lâchez rien.
Ce matin quand même, ne pas faire mon sac, trop bizarre, mais bon ,je vais m y faire.
Ciao tutti











Le blog est mis en ligne aujourdhui par jeanpi
pour le texte pas de problème, la preuve... Pour les photos c'est plus compliqué... Christian?


je les ai vues, les photos, j'atteste de la présence de jean Noel face à la basilique saint pierre, en bonne forme... apparemment
on ne voit pas l'intérieur du corps de l'animal...
A moins qu'il ne s'agisse d'un montage, très bon alors ... mais comme laurence n'est pas encore arrivée!
laurence au dernières nouvelles était immobilisée au mans, à cause d'un décès sur la voie!
Puis il semblerait qu'on l'ait aperçue, vers 19h30, dînant près de son joli train pour Venise, quelque part dans une petite gare qu'elle a bien pris soin de ne pas nommer! Échappée belle? Le mystère s'épaissit!
Bon je vais essayer de régler la question des photos... mais vous n'êtes pas obligés de me croire!

mardi 28 décembre 2010

J 112 de Campagnano di Roma à ROMA !!!!





J111 lundi 27 décembre
Départ Campagnano di Roma 8h30
Arrivée Roma 17h
35 km
7km bus+ metro
cumul 2274 km
J 0 arrivée a Rome




Je peux pas dire que suis très heureux de la manière dont je suis arrivé, après La Storta il restait quand même 17km pour atteindre la cité du Vatican où je
voulais faire une photo pour finaliser mon arrivée et l'envoyer pour le blog.
Je devais prendre le métro à La Storta pour arriver tranquille, mais certain bloggers trouvaient dommage, alors j'ai tenté de finir a pied, et je me suis bien
planté, car je me suis perdu plusieurs fois, je n'ai pu apercevoir Rome comme j'espérais découragé, j'ai fini
en bus puis le métro, pour arriver à mon hôtel, près de la gare Centrale.
Peut-être j'aurais dû stopper à la Storta et je ne serais arrivée que le 28, et plus en forme.
Je ferai donc ma visite au Vatican demain, et la photo, ce sera donc demain mon arrivée officielle dans la ville éternelle .
Je ne ferai pas mon sac demain matin comme je l'ai fait pendant 110 jours, ça me fera drôle, ce soir je suis encore un peu sous le choc de l'émotion, et je
ne vais pas faire l'édito que je voulais faire, avec plusieurs réflexions sur ce voyage assez fou et fabuleux en même temps.
Je suis quand même très content d'être arrivé et vais maintenant me reposer et attendre Laurence qui va arriver par le train mercredi 29.
Je vais laisser décanter ma joie d'être là et reprendre mes esprits pour vraiment réaliser, ce que certains appellent un exploit, mais, moi, je dirai juste que j'ai réalisé un rêve .
Alors demain je vous referai un petit topo sur tout ça, alors pour ne lâchez rien encore.


Ciao tutti et a domani



Balisage
La passage de la Via Francigena

No comment

après 2200 km

à suivre quelques photos de Roma ...



lundi 27 décembre 2010

J 111 de Ronciglione à Campagnano di Roma


J110 dimanche 26 décembre
Départ Ronciglione 8h30
Arrivée Campagnano di Roma 14h30
24 km cumul 2239
J-1, km 30 avant Rome


Ouf, arrivé sain et sauf ce soir à Campagnano di Roma, dernière Etape avant Rome, si je dis sain et sauf, c’est pour vous dire un mot sur la via Francigena , que j’ai emprunté aujourd'hui après Monterosi , à 13 km de Ronciglione où j’étais hier soir.
Il se trouve que je n’avais pas vraiment le choix, car la route normale était des quatre voies, et vu la circulation je ne me voyais pas trop l’emprunter.
Je suis donc revenu sur mes pas pour prendre un échangeur et récupérer une petite route balisée voie Francigena et parallèle à la 4 voies.

Ronciglione ce matin

Mais oh stupeur au bout de 3 à 4 km j’arrive à une impasse, je fais demi-tour pensant que j’ai raté un chemin, mais les balises me renvoient dans cette direction, je retourne, pensant que je n’ai pas vu où il fallait tourner, et là effectivement je vois une flèche à droite qui renvoie sur la voie express à contre sens des voitures, je n’en crois pas mes yeux et ça pendant près de deux kilomètres et à deux reprises avant de retrouver enfin une petite route, qui conduit à Campagnano, où j’arrive à l’hôtel que j’avais réservé, bon la chance est quand même avec moi puisqu’une voiture arrive, c’est la patronne de l’hôtel, elle m’avait oublié et j’ai ma chambre, juste ce soir il faudra que je trouve un resto ailleurs.
Je suis quand même très ému aujourd'hui par la perspective d'arriver demain à Rome et ce matin mes pensées allaient bon train de plein de souvenirs sur ma très longue marche.


Tiens un truc drôle, il se trouve que j’ai marche très vite, les deux ou trois jours derniers et j’ai même été contrôlé par un indicateur de vitesse a 7km/h, je vous jure c’est vrai j’en croyais pas mes yeux, vous savez c’est les panneaux lumineux qui indiquent votre vitesse, en voiture en général en entrée de ville, j’en ai revu un ce matin qui indiquait 5km/h, au moment où je passais, tiens je suis moins rapide aujourd'hui et pour preuve j’ai une photo.

ma vitesse

Je pensais aussi que ma longue absence aura été lourde pour L.,  qui a été chargée de certaines choses à ma place en plus de son travail.
Malgré tout ça, elle a gère pour moi beaucoup de réservations d'hôtels et organise des pots avec les copains pour fêter les moments forts de mon parcours, le dernier est celui qui m’a le plus touché, mon anniversaire.



Fresque.. Romaine ?


Mes autres pensées :
Bon pendant tout mon parcours, je n’ai jamais eu a aucun moment dans mes rencontres, ressenti de dangers d'agressions humaines, étant seul sur les routes ou les chemins, j’aurais pu être confronté à ce genre de problème, mais non jamais, que ce soit en France ou en Italie.
Les seules agressions qui m’ont fait souvent peur, ce sont les chiens, ça, c’est un vrai problème pour un marcheur, surtout en campagne quand les chiens sont en liberté.
J’ai trouvé qu’en Italie, ils sont vraiment très nombreux, mais ils sont toujours dans des enclos fermés.

J’ai aussi pensé ce matin, à ma poissonnière Marie-France, qui est dans la halle poissonnerie où je fais mon marché tous les samedis, je lui parle souvent de mes marches et comme évidemment celle de Rome, avant mon départ elle me demande de lui ramener un dé à coudre de Rome, alors je ne sais si je vais le trouver, mais je vais chercher évidemment.

Mes lunettes
J’adresse un remerciement particulier à Mr Bezely , mon opticien de Vannes, car dans les Cévennes, j’avais complètement cassé ma monture en passant sous des barbelés, après avoir vu plusieurs opticiens elles étaient irréparables, donc je l’ai appelé et il m’a fait expédier une monture chez un opticien à Ales, qui m a prévenu par téléphone de l’arrivée et j’ai pu avec l’aide de Pat où j’étais hébergé à Anduze (chez Pat et Claude ) aller faire monter mes verres.
Et repartir une heure après avec des lunettes presque neuves.
J’ai du malheureusement le rappeler il y quelques jours (et ça, personne ne le sait encore), car ces lunettes, je les ai perdues à Siena , tombées de ma poche, cela m’a beaucoup perturbé, à tel point que j’étais incapable d'en parler.
Je ferai le bilan de tout ce que j’ai perdu pendant mes 111 jours de marche, c’est impressionnant, demain si voulez bien, au moins avec ce qui me reste dans le sac à dos, la seule chose que je n’ai pas perdue c’est moi, et vous amis bloggers, qui n’avez rien lâché.
Allora Ciao tutti
Je ne vous dis pas l’émotion demain mais peut être que tout ÇA n’était qu’un rêve et que je vais me réveiller demain non pas place St Pierre à Rome, mais au 7 rue de Bernus a Vannes



samedi 25 décembre 2010

J 110 de Viterbo à Ronciglione

samedi 25 décembre Noel
Départ de Viterbo 9h
Arrivée Ronciglione 14h30
Temps de marche 4h30
23 km cumul 2215 km
J-2 km 57 avant Roma

Giovanna (hier)
Je crois que je viens de faire ma dernière lessive, entre hier soir et aujourd'hui j’ai relavé toutes ma garde-robe avant de la renouveler à Rome parce que 109 jours avec 2 chemises, 2 pantalons, 3 slips, 3 paires de chaussettes, 2 polairse et 2 teeshirts, ca va bien.
La tension commence à retomber, car la route est tracée jusqu à Roma, plus d'hotel à réserver, le compte à rebours est proche du zéro, mes pieds et mes jambes vont se demander ce qui se passe dans deux jours, sauf qu’ils vont arpenter les rues de Rome pendant 5 jours.
Mais là, Laurence a raison, je suis un très mauvais marcheur de Ville, c’est paradoxal, mais c’est vrai.
Marcher dans une ville toute une journée me fatigue alors que Laurence surtout à Venise elle est infatigable.
J’espère que vous avez tous bien fêté Noel, et que vous avez eu de nombreux cadeaux, moi mon plus beau cadeau de Noel, en dehors de ceux qui m’attendent à la maison pour mon anniversaire, c’est évidemment mon arrivée à Rome en bon état, bon pied bon oeil.
Parce que ma soirée de réveillon de Noel était bien tranquille, avec un repas typique italien où les huitres et les fruits de mer n’étaient pas de la partie.
Soupe de châtaignes, Penne au saumon (sans le saumon),  crêpe au poisson, salade. Gâteaux
Vino rosso della casa
Basta et au lit.
Dans le restaurant, il y avait seulement deux familles italiennes et un mec tout seul un peu bizarre qui parlait tout seul et mangeait comme un cochon.
Pendant le repas j’ai reçu plusieurs coups de téléphone, mais j’avais plus de son,  mon iPhone arrive, je crois, aussi au bout de son voyage, il aura quand même été un fidèle compagnon, et m’aura bien souvent sauvé de mes perditions en rase campagne, c’est quand grace à lui que le blog est alimenté tous les jours avec les photos et mes textes.
Donc je ne peux plus appeler ni recevoir d'appels, mais tout le reste fonctionne texto et mails me permettent quand même de communiquer.
Ce matin après ma traditionnelle collatione, coup de bol, l’hôtel était juste sur ma route pour Ronciglione , car je n’avais pas envie de retraverser Viterbo. Mon regret c est que c’est quand même une chouette ville, et, à cause du mauvais temps, je n’aurai pas même pas fait une photo.
Surprise aussi un jour de Noel de voir encore autant de circulation sur la route, des 10h, toujours autant de vitesse au volant.


Surpris aussi par la montée vers Ronciglione , près de 10 km de montée continue pour arrivée à 800 m d'altitude avant de redescendre sur le lac de Vico qui borde Ronciglione.
C’est vrai que Viterbo est niché au flan d'une montagne, et je me doutais un peu qu’il fallait bien la franchir.
J’ai marché aussi le long d'un immense parc forestier, et le mont que j’ai gravi s’appelle le Monti Cimini.
Par beau temps j’aurais pu faire de superbes photos, malheureusement si la pluie n’était pas au rendez-vous, la grisaille et le brouillard ne m’ont pas laché jusqu’à mon arrivée à Ronciglione.



Ronciglione



Bon demain j’ai 24 km à faire pour rejoindre Campagnola di Roma avant les 17 km qui me permettront d'atteindre la banlieue de Rome lundi 27 et voir l’aboutissement de mon voyage.
Vous êtes sûrement encore dans la brume des festivités, mais vous suivrez quand même mes dernières étapes j’espère et ne lâchez pas encore c’est pas fini.
Ciao tutti

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