samedi 27 novembre 2010

J 81 de Savona à Arenzano

Départ Savona 8h
Arrivée 
Arenzano 
14h
Temps de marche 5h30
25km cumul 1765 km



Plus d'une heure pour sortir de Savona qui est très étendu en longueur vu le port immense et les activités multiples, gare maritime, port d'embarcation de containers, plaisance et toute l’industrie portuaire liée au maritime.
Savona ce matin
Il faut dire que j’ai pris le premier hôtel en arrivant, très bien d'ailleurs personnel très accueillant parlant le français et le soir j'ai mangé une bueno pizze cuite au feu de bois, le pizzaiolo style pur italien avec la tenue traditionnelle , petit foulard qui entoure la tête, je l’ai félicite en partant en italien, s'il vous plait, multo bueno le pizza.

Bon le temps ce matin un thermomètre affiche 9° un autre 4 et un autre 5, lequel faut il croire, j'étais paré pour le froid, pas de vent donc plus doux, le moral s’en ressent.
Pour la route pas besoin de carte, je suis la mer vers Genova, tiens il n’y a pas que la France qui déconne avec les bornes, à Savona au départ Genova 46 km, 4 km plus loin Genova 50 et 6 km plus loin 46 et 1 km plus loin 43 et 5 km en arrivant à Verazze 30 de quoi perdre le nord, en fait il me reste 25 km pour rejoindre Genova demain ou je crois que je vais faire un jour de pause, il faudrait que je trouve une carte plus détaillée.

Le port


Architecture de Savona

Promenade (très promenée)

la plage de Lombatio



Un bon point pour un italien pour sa gentillesse Alfredo qui m’a indiqué le sentier côtier entre Verazze et Arenzano , j’avais raté le sentier et pris la route, et il m’a pris dans sa voiture 3 km pour le récupérer à Cogoleto, il en a profite pour me dire que Christophe Colomb était né ici à Congoleto enfin ici on l’appelle Colombo.
Gracie Alfredo qui parlait mieux français que moi italien.
Arrivé donc par le sentier côtier a Arenzana je trouve un petit hôtel pas cher, 30 euros.
Comme je suis tôt j’en profite pour faire un peu de lessive et lavé mon Jean qui en a bien besoin, le problème, c’est pour le faire sécher, juste un petit radiateur... Et oui ne croyez pas que je me la coule douce, c’est mon quotidien, la douche, la lessive, les courses pour le pique-nique et le blog après les 6 à 7 h de marche c’est pas du tout repos, mais je sais que vous les bloggers vous avez aussi votre quotidien pas drôle tous les jours alors je vais pas me plaindre et puis personne ne m’a forcé à partir sur ce chemin de Rome, mais je suis content de tout ce chemin parcouru, car il ne me reste que 630 km à parcourir sur 2395 et 30 jours de marche, alors je crois que je tiens le bon bout et vous aussi avec moi alors, 
non abbandonate nulla
non è il momento !


J 80 de Pietra di Ligure à Savona

J 80 : vendredi 26 novembre
Départ : 8h Pietra Ligure
Arrivée : Savona 15h
Temps de marche : 6h30
30 km - cumul 1740 km


le matin..

à l'heure du départ

pour la ligne d'horizon.. là c'est étrange


le route creusée dans le rocher

Mystérieux cratere


le soleil est froid

Chemin en surplomb

Sortie du tunnel (d'un des nombreux tunnels)

Le mot de Laurence en attendant la suite
les images sont arrivées mais le forfait a du être dépassé avant que le texte arrive
(je n'ai pas corrigé les horizons vous pouvez le constater)
3, 4 ou 5 fois me sont arrivées les mêmes photos, sur qu'après ça le forfait explose.

En attendant si vous avez envie d'entendre parler l'Italie
 vous pouvez aller sur ces liens
spécialement choisis pour vous
(On dit.. qui ça On ?..  la rumeur.. que c'est le Brassens Italien,  Gianmaria
en tout cas moi j'aime beaucoup l'écouter, ça fait pas de mal..)

ou

A domani pour la suite

voilà le texte arrivé :

Hier soir, j'ai lu Robert Stevenson et j'ai relevé deux choses intéressantes au sujet de ses voyages ; pour lui l'important n'est pas de relier un point à un autre, mais d'avancer et de raconter ce qu'il vit.
C'est vrai qu'il donne des détails sur les gens qu'ils rencontrent et qu'il a un vrai don d'observation, encore faut-il après savoir le mettre par écrit et comme il dit, trouver des lecteurs intéressés. Je n'ai malheureusement pas le talent de Stevenson. C'était un vrai passionné du voyage à pieds et en solitaire.
La deuxième chose importante dont il parle sont les imprévus, les déboires, et même si on les maudit quand ils arrivent, avec du recul ils auront moins d'importance et resteront avant tout intéressants à raconter.
Par exemple sur l'hôtel d'hier soir, il y aurait beaucoup à raconter. C'est la patronne qui fait l'accueil, pas très aimablement, surtout quand elle vous dit qu'elle ne parle qu'italien ; cela vous met tout de suite dans l'ambiance (j'ai vécu souvent la même situation en Espagne sur Compostelle). Je lui demande donc à quelle heure ouvre le restaurant et si je peux voir la carte ; elle me sort une feuille avec le menu du midi et du soir en me précisant que c'est uniquement en italien. Bon, je me débrouille avec mon dictionnaire mais aucun prix n'est indiqué. Quand j'arrive au restaurant vers 19h30, une serveuse bien plantée, m'installe. Elle ne parle pas français mais anglais, et je lui demande alors de m'indiquer les prix. C'est là que ça se complique, je n'y pige rien, sauf que c'est pas donné. Vue la clientèle plutôt âgée, j'ai compris que ce lieu est un genre de pension de famille.
Moi je dénote un peu dans le décor et j'ai le culot de demander juste un plat, en anglais et en français, mais je sens que j'agace un peu, surtout qu'il faut du temps avec le dictionnaire pour traduire le menu. J'observe aussi le patron qui fait le service, il ne donne pas dans la dentelle, je lui trouve un petit côté espagnol.
Le lendemain c'est lui qui s'occupe du petit déj, la serveuse fait le ménage et dresse les tables ; je lui demande de remplir ma bouteille d'eau mais ça ne l'intéresse pas, ou bien elle fait celle qui ne comprend pas ; alors comme il faut que je parte, je demande la même chose à l'acceuil et comme là, on y parle français, je dis que je vais à Rome à pieds, ce qu'elle répète à la serveuse qui répond "va bene".
Cette fois, je pars mais le ciel ne me dit rien qui vaille. Ce n'est pas la pluie qu'il me faut craindre mais le froid, 5°c et un vent glacial va m'accompagner toute cette journée côtière avec 29 km à faire. A midi, j'ai même sorti les gants et le bonnet et changé le pantacourt pour le jean. Je marche sur une route qui surplombe la mer et taille dans le roc. Parfois j'ai l'impression d'être un peu dans le vide et les goélands n'arrêtent pas de me narguer en volant et planant juste au-dessus de moi. J'admire beaucoup leur vol et leur adresse.
Je finis par arriver à Savona, qui est une grande ville et devinez ? il y a un Décathlon ! Je pense pouvoir refaire ma garde-robe de pluie, mais déception, il n'y a pas de cape de pluie. Bon, je me débrouille en choisissant des vêtements marins mais je n'ai pas de protection pour le sac.
A Savona, l'hôtel est sympa et on y parle français. C'est pratique mais ce n'est pas comme ça que je vais faire des progrès en italien, alors "va bene" !
Et vous, ne lâchez rien (j'ai vu que Laurence avait traduit en italien).





jeudi 25 novembre 2010

J 79 de Allassio à Pietra di Ligure

Départ Allassio 8h30
Arrivée Pietra de Ligure 15h45
4 km avant Finale de Ligure ou je devais faire étape ce soir
28 km avec un aller-retour à Allassio A 10h
22 km réel cumul 1710
Temps de marche 6h45

Dans la vie d'un marcheur comme moi c’est une aventure de tous les jours et rien ne prédit ce qu’il va se passer le jour même ou le lendemain.
Depuis mon entrée en Italie dimanche dernier, rien ne ressemble à la France, je n’ai pas de carte de sentiers juste une carte routière, je ne fais pas de réservation d'hébergement, j’avise en arrivant, jusque-là j’ai toujours trouvé même des hôtels pas chers.
J’ai fait 1600 km en France avec mes affaires de pluie et une polaire attachée sur le sac, j’ai déjà perdu quelques affaires, mais rien d'important, une fois en partant d'Alès, tout est tombé mais le sac a été tellement allègé que je m’en suis aperçu de suite.
Ce matin je repars par la plage d'Allassio,  je trouve que c’est plutôt agréable il fait beau, je suis toujours en short, les mouettes sont très actives sur la plage, car il y a quand même le vent qui permet aux mouettes de s’en donner à cœur joie en utilisant les courants ascendants et descendants.
J’ai laissé la route et mon appréhension comme je navigue à vue, je vais je trouver un chemin ou un escalier pour récupérer la route, juste au bout du port et fin de route, mais un escalier en pierre me permet effectivement de monter pour rejoindre la route qui va vers Savonna. Il est dur et long cet escalier, car il monte très haut.
En montant, je fais une photo d'une chapelle qui surplombe la mer et la vue du port d'en haut est superbe.
En longeant la route creuse dans la montagne de gros goélands ont fait leur nid et s’envolent majestueusement en planant dans l’air, comme les mouettes, ils me donnent le vertige.



Tour de Gennes 



Sortie de Alassio

Peut-être là

Je fais environ 4 km et je m’arrête pour retirer veste et pull, j’ai trop chaud ma chemise est trempée, je tombe le sac et là je découvre les dégâts, j'ai tout perdu ce qui était sur le sac : Cape de pluie, pantalon de pluie, polaire et écharpe, tout pour le froid et la pluie. Comment est il possible que je n’ai rien senti ? je réfléchis et je décide de refaire le parcours à l’envers, persuadé que c’est dans l’escalier, mais mes espoirs sont vite déçus, rien, et je refais le parcours j'usqu’a l’hôtel en regardant partout. Il me faut me rendre à l’évidence, c’est foutu. Je reprends ma route, mon moral en a pris un sacré coup dans les chaussettes (j’en ai encore des chaussettes pour garder le moral)

Où là ?
De ce fait avec le temps que j’ai perdu j’augmente mon allure, je saute la pause du matin, en espérant arriver à Finale et chercher un magasin de sport, car à Allassio, rien pour les marcheurs, beaucoup pour le vélo ou la moto.
Les erreurs s’accumulent, car on se fatigue plus, je retarde en la pose déjeuner vers 13h, ah vous aller voir trop drôle, une voiture ralentit à côté de moi s’arrête, la vitre descend, une dame me tend une pomme, je la prends «gracie» et elle s’en va, j’ai cru un instant qu’elle allait me proposer de me prendre en voiture, ben non et pourtant vu les circonstances j’aurais accepté.
Pourtant ce matin le petit hôtel qui m’a accueilli, très sympa, j’ai même fait un brin de causette avec Patricia au petit dej, elle parlait bien français en mélangeant avec l’italien.





Elle s’est tout de suite empressée de me dire qu’elle était du Piémont et qu’elle tenait cet hôtel depuis 5 ans.
Elle a en plus apporté une partie de réponse sur les Italiens d'ici peu communiquant, j’ai compris que pour elle aussi c’était difficile.
Elle me dit plus personne ne dit «buongiorno» ou «buena siera», alors je comprends mieux et je suis (la Babette va dire que je suis méchant avec les Italiens) surpris que personne n’ai vu mes affaires tomber. Je pense que c’est impossible que quelqu’un n’ait pas vu, surtout je suis convaincu que c’est en ville. Seul intérêt à tout ca, c’est que mon sac est beaucoup plus léger, ah ah il faut le prendre avec humour, car ce n’est pas grave en soi.





Juste il suffit qu’il ne pleuve pas et qu’il ne fasse pas froid le temps que j’arrive à Genova ou j’espère trouver de quoi remplacer ce que j’ai perdu.
Justement hier soir je me disais qué avec cette route côtière pas grand-chose à raconter.!!!!!
Et pour finir ce matin j’ai vu que mon Italien ne progresse pas beaucoup.
Vous n’aurez pas beaucoup de photos aujourd'hui et pour cause, en attendant ne lâchez rien, sauf mes affaires de pluie.
Je crois que je vais regarder le ciel de près demain matin

mercredi 24 novembre 2010

J 78 de Imperia à Allassio


Départ : Imperia 8h30
Arrivée : Allassio 15h30
Temps de marche : 6h15
24 km - cumul 1682 km

Décidément la mer Méditerannée et moi, on ne se quitte plus, j'ai même marché un peu sur la plage, l'occasion de parler avec les mouettes, elles au moins, elles parlent la même langue que la mienne.
Hier soir à la chambre B & B, c'était vraiment très bizarre. Lieu tenu par un père et son fils, le père parlant français et le fils non. Très bien acceuilli, visite prolongée de la maison qui donne sur la mer, avec une terrasse sur le toit et une vue magnifique. De plus le ciel était très beau avec le coucher de soleil et j'ai pu faire de superbes photos.



Je ne peux pas dire que j'étais super à l'aise dans cette maison, l'atmosphère paraissant lourde entre un père dominateur et un fils qui semblait "écrasé", et du coup pas très sympa. Ce matin au petit dej, le fils était derrière son ordinateur, pas très causant. Il a fallu que je réclame mon café et quand le père est arrivé, j'ai vu que c'était tendu. Le père vérifie tout et range, puis s'adresse à moi en anglais comme s'il avait oublié que j'étais français, c'est du "business point".
Cervo
Ma journée s'est alternée entre la route, la plage et des pistes cyclables, le temps un peu couvert et un plus frais qu'hier mais grand soleil quand même ; j'ai même remis mon short aujourd'hui, car mon pantalon lavé hier, n'était pas sec ce matin.


Arrivé tôt à Allassio, j'ai trouvé un petit hôtel vraiment pas cher. En fait, toute cette côte doit être très touristique l'été mais là c'est plutôt triste car tout ou presque est fermé.
A Cervo, j'ai été visité une très belle église surplombant la mer.
Bon mon blog est assez pauvre aujourd'hui, je n'ai même pas rencontré un Giorgio ! J'espère être plus inspiré demain.
En attendant, continuez à me suivre et surtout ne lâchez rien.
eh  no.. 
"non abbandonate nulla" ou non lo abbandonate ... qualcuno parla italiano qui?

mardi 23 novembre 2010

J 77 de San Remo à Imperia


Départ : Hotel Rio San Remo 8h10
Arrivée : Imperia 16h
Temps de marche : 7h
28 km - cumul 1658 km
lumière de ce matin






Ce soir j'ai trouvé une chambre B & B avec une vue extraordinaire.
Plus tôt, j'ai enregistré mes réflexions sur les italiens. Je résume : dès le départ j'ai trouvé une voix piétonne et cycliste qui m'a permis d'éviter la route pratiquement jusqu'à Imperia, à part les 4 derniers kilomètres, route côtière tout le temps.


J'ai rencontré beaucoup plus de cyclistes que de piétons, et j'ai été un peu déçu de voir que les italiens de cette région ne répondaient à mon "buon giorno". J'ai donc arrêté de les interpeller et me suis aperçu d'ailleurs qu'ils ne se saluent pas non plus entre eux.
Sinon, la voie est bien entretenue et bien cloisonnée, je m'explique : sur cette voie il n'y a que rarement une sortie, ce qui est dérangeant pour moi qui randonne car j'ai besoin de voir les villes que je traverse. J'ai tenté une fois l'expérience mais j'ai été obligé de crapahuter pour récupérer ce chemin qui est en fait une ancienne voie ferrée, car on traverse de nombreux tunnels, dont un qui fait 1km500, et à pieds c'est long et sinistre.
Mais revenons à cette société italienne que je pensais plus accueillante et plus "populaire". Tout semble "clean" ici mais c'est vrai que la région de San Remo est très chic.

les 3 voies
J'ai rencontré néanmoins un italien qui m'a redonné une bonne image de son pays à San Lorenzo di mare, où je me suis arrêté prendre un café en terrasse, face à la mer. Je n'étais pas pressé car j'avais déjà bien marché à cette heure, 14h30. A côté de moi, un monsieur d'un certain âge, look "marin", l'air sympa, lève son verre pour me saluer, je n'en reviens pas ! "Parla francese... si". Il s'appelle Giorgio et a 72 ans ; c'est un chirurgien de Turin à la retraite et passionné de voile ; il possède un trimaran et admire beaucoup les grands marins bretons comme Tabarly, Kersauzon, etc... Il m'a dit de s'installer à sa table pour m'offrir un verre, et même manger si je le souhaitais. 

Georgio

J'étais même invité à faire un tour sur son bateau ! Bon, pas le temps car j'ai un boulot moi ! et une journée a finir, mais c'est qu'il ne me lâche plus Giorgio : café, gâteaux se succèdent. Il semble très interressé par mon parcours et me pose plein de questions. Je viens de passer une heure super et je sens même qu'il est peiné de me voir partir. En fait, je crois avoir compris que Giorgio se sent seul, tout comme moi... Il est originaire d'une autre région d'Italie, sa femme est très malade et ne peut l'accompagner. Avant de se quitter, il me donne son mail et son adresse, et je lui donne mon blog bien sûr. Giorgio se lève alors très poliment et me serre plusieurs fois la main très chaleureusement, belle rencontre...



Mer formée


la terre serait-elle ronde?

1h plutard je suis à Imperia, ville que j'ai trouvée beaucoup plus jolie que San Remo, très snob.
Pas de soucis de carte ni de route, il suffit de longer la côte au moins jusqu'à Gênes, par contre faut oublier les GR. Je ne suis pas sûr que les italiens soient de grands marcheurs.







vue de.. ma chambre

Vue de?



Bon, je commence à l'avoir dans la tête la musique italienne, mais pour les paroles c'est pas encore çà. En attendant ne lâchez rien ! Ciao a tutti.



lundi 22 novembre 2010

J 76 de Vintimiglia à San Remo

Départ : Ventimiglia 7h45
Arrivée : San Remo 12h30
Temps de marche : 4h30
18 km - cumul 1630 km



Drôle de sensation d'être en Italie. A piedi via Roma, j'observe les italiens dans leur vie de tous les jours. Je ne sais pas si c'est la région ou la proximité de la frontière (car je ne suis encore qu'à 30 km de Menton), j ai beau dire le traditionnel "buon giorno", j'ai l'impression qu'on me voit un peu comme un extra-terrestre, genre "qu'est-ce que c'est que ce mec avec un sac à dos, méfiance". Donc peu de contact pour l'instant sur ce trajet côtier entre Vintimiglia et San Remo. Je n'ai pas quitté la mer et il fait très beau, la vue est magnifique. On aperçoit au-delà des collines qui la bordent, les montagnes enneigées à l'arrière plan, les stations de ski sont proches.



J'ai constaté encore ce matin que je suis bien sur le chemin de Rome à St-Jacques-de-Compostelle puisque la coquille est présente sur ce parcours. J'écoute les italiens dans la rue pour essayer de me familiariser avec la sonorité de cette langue, même sans la comprendre ; "sa musique ça va... mais les paroles, pfff...", comme disait le chansonnier français, Jacques Baudouin dans un de ses sketchs, "les tables de multiplications". Bon, ça viendra progressivement. J'espère quand même que lorsque j'arriverai dans l'Italie plus profonde, je rencontrerai des italiens ou italiennes un peu plus ouverts ; enfin c'est comme en France, chaque région est différente et plus ou moins accueuillante.


Bordighera
chemin de bord de mer

lungamare

Quant à vous les bloggers ce soir, buvez un bon coup à ma santé pour mon entrée dans ce pays, chez Martial à l'Amphibar, chez Gaël à Penestin ou à Paris, chez Nadine au bar de Trignac, et Polo le boulanger-mécano de Montoir de Bretagne. Et aussi ailleurs chez Eric, au bar 141 à Buzancenais, au château Boisrenaud chez Florence que je salue, chez Vincent et Laurence à St Severe, fidèles bloggers, chez Claudie et Jean-Yves à Rosier-sur-Loire, chez Danièle et Jean-Jacques à Saumur, chez Marie et Claude à Carpentras, chez Emile et Angela, mes amis belges du Mont-Ventoux, chez Gaëlle et Laurent à côté de Nantes (fille de Jean-Pie), chez Joëlle à St Jaunes au bar de St Germain de Calberte-sur-Stevenson avec Bernard, Denis et tous les autres, chez Jean-Paul, à Christelle et Fred venus de Marseille, au chasseur proche de l'abbaye de Fontevraud, chez Olive et Fanny à Cereste, sans oublier le cheval Charlie et Schrek le chien, chez le maître du chien Hustie vers Avignon... et j'en oublie sûrement beaucoup, alors faites-moi savoir si je vous ai oubliés !

il primo capuccino



Merci à tous ceux ci-dessus cités ou non, pour m'avoir aidé, accueilli, blanchi, nourri, hébergé quelques instants ou beaucoup plus.
Merci aussi à celle qui tient ce blog à jour, ce qui permettra à vous bloggers de me suivre j'espère, jusqu'à Rome.


Merci enfin à Babette pour son soutien, à mes enfants Xavier, Manu et sa fille Tya, et à Cyrille, de ne pas m'oublier, merci à Edern et Marie également.
Et ce soir surtout, ne lâchez pas vos verres ! Tchin-tchin à tous !
Ciao a tutti.

Je suis impardonnable je n'ai pas parlé de tous les copains qui étaient là le jour de mon départ, Lily et Martial, Gael Jean-Pie, Francis et Sylvaine , Patrick et Françoise, Guenahel et Marie Jo, Marie-laure Alain et Michelle et ...Gégé (qu etait pas la pour cause de handicap) à Patrick le journaliste qui suit mon périple
à Jacqueline ma petite sœur
Et Danielle et Jean avec qui j'ai passé quelques jours après Manosque.


dimanche 21 novembre 2010

J 75 de Menton à Vintimiglia

Menton

J-34 Roma

Départ Menton 10h
Arrivée Ventimiglia 13h30
Temps de marche 3h30
13km cumul 1612 km

Menton


Je suis sur le chemin de Compostelle




Cette première étape italienne très courte, mais très émouvante surtout au passage de la frontière 1 km après Menton, très fictive cette frontière sans douanier.

et voilà

Certaine avancée

J'aurais bien aimé faire une photo avec un douanier, mais non, alors on a traversé plusieurs tunnels, et la route, car pas de sentiers côtiers avant Ventimiglia et de la pluie  et mon copain Gael qui a des soucis avec ses pieds.
C'est ma dernière Étape avec lui, il reprendre son train pour Paris demain matin.
En arrivant à Ventimiglia, arrêt dans le premier Ristorante ou s'est régalés de spaghettis allé Vongole, scène bizarre dans ce bar, deux types en noir d'allure patibulaire prennent 2 cafés et la patronne leur donne une poignée de billets pris dans le tiroir caisse et ils s'en vont !!!!

l'arrivée à Vintimiglia


Demain je rejoindrai San Remo par la côte 20 km environ, je vais petit à petit me familiariser avec la langue et aussi les italiens

Ciao et ne lâchez rien